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Le Tidikelt
- Carrefour entre le Touat et l'Ahaggar Tidikelt veut dire paume de la main. Pourquoi ? Parce qu'une petite plaine aux environs de l'aérodrome d'Aoulef porte ce nom et présente la forme du creux de la main. Le Tidikelt constitue la région nord du Parc National de l'Ahaggar. Principalement situé dans la Wilaya de Tamanrasset, sa capitale In Salah et les communes d'In Ghar et de Foggaret Ezzoua sont riches d'un Patrimoine National culturel, historique et naturel très important.
Pays des ksours, des kasbas antiques et des palmeraies, le Tidikelt renferme des vestiges archéologiques de la période des pré-humains (naissance de l'humanité) et des stations rupestres, notamment les gravures et tifinaghs d'Im Belbel ou les gravures en écriture arabe coufique antique d'In Ghar. Nombreux sont les sites et gisements de fossiles marins, étonnantes les vastes étendues abiologiques appelées sebkhates et de forêts de bois pétrifiés (malheureusement proie des pillards). Le milieu naturel réserve bien des surprises à qui sait observer. Le savoir-faire et les traditions agricoles des habitants des palmeraies et des artisans est aussi un patrimoine millénaire à protéger et à conserver.
Le Tidikelt et le gisement d’In Rhar : Les oasis du Tidikelt présentent beaucoup d’analogies avec celles du Touat et du Gourara. Elles sont localisées dans des cuvettes au pied du plateau de Tadmaït. Ses palmeraies renferment 300 000 Palmiers organisés en 28 oasis et sont irriguées à partir de 125 foggaras qui atteignent la nappe du continental ; des puits artésiens renforcent ces débits dans la partie orientale. Cette région de sédentaires visitée par les caravanes touareg est une étape importante sur la grande voie de circulation qui suit la dorsale méridienne; elle gravite autour d’In Salah. A 10 km à l’est se trouve un gisement de bois pétrifié (anciens arbres silicifiés dont les troncs atteignent un diamètre de 1m. Ces vestiges remontent à l’ère secondaire).
les "Foggara" - Le système d’irrigation traditionnel « Foggara » dans le Sahara algérienne a permis le passage du nomadisme à la sédentarisation. Cette organisation hydraulique a permis, d’installer et de maintenir ici des oasis, dont le rôle essentiel était d’offrir aux voyageurs et aux caravanes l’ultime étape avant la traversée du grand sud. L’ingéniosité du procédé réside dans sa conception et son adaptation aux conditions de la vie et du climat sahariens : il supprimait les corvées d’eau épuisantes, qui prenaient l’essentiel du temps des habitants, et assurait un approvisionnement à débit constant, sans risque de tarir la nappe d’eau et en limitant l’évaporation au minimum.
Le terme foggara désigne une galerie souterraine qui consiste a drainé les eaux de la nappe aquifère du plateau vers les terrains irrigués situés dans la dépression. La foggara se compose de plusieurs puits avec des profondeurs variables réunis à leurs bases par une galerie, qui se caractérise par des dimensions géométriques variables d’une région à l’autre suivant la nature des terrains. La foggara draine la nappe d’eau grâce à la différence de pression qui existe entre la galerie drainante et la surface de la nappe aquifère et que le débit drainé est proportionnel à la hauteur rabattue de la nappe d’eau.
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