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Algérie
 
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Béchar | El Ménia | Timimoun
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Grand Erg Occidental et Saoura

  • Le Grand Erg Occidental est une immense mer de sable en forme de croissant de 80 000 km² limitée au sud et sud-est par l'immense haut plateau du Tademaït, à l'ouest par l'erg er-Raoui et au nord-ouest par l'imposante chaîne montagneuse de l'Atlas. Le contraste y est étrange entre les dunes ocre et les dépressions de sable gris qu'elles enserrent.

    Cette barrière apparemment infranchissable a toujours été sillonnée par les caravanes qui font la liaison entre les oasis disséminées dans les vagues de sable.

    Les treks se font généralement vers le nord au départ de Timimoun où ils traversent les hautes dunes de sable en faisant étapes dans les oasis mythiques de la région du Gourara. Au delà du Gourara, certains treks s'immergent dans les régions du Tinerkouk et du Taghouzi.

    Plus au sud, au départ d'Adrar, des treks vous emmènent dans l'immensité dunaire de l'erg Chech et remontent vers le nord jusqu'à Béchar via Béni-Abbes (ermitage du Père de Foucauld) et Taghit, un site absolument spectaculaire entouré d'un immense anneau de dunes rose orangé et planté de dattiers au bord de l'eau.

    Selon les géologues, ce sable n'a pas été charrié par les vents mais il proviendrait d'alluvions transportées par de grands oueds de la région et accumulées dans de vastes cuvettes d'épandage. Il aurait commencé à s'édifier au quaternaire.

 La Saoura

  • La Saoura est occupée par le Grand Erg Occidental qui lui donne sa personnalité et ses couleurs. Pays de l'immensité monotone, brassé par le vent ; les dunes blanches ou blondes, dans un désordre sidéral, s'entremêlent et se bousculent à l'infini. Mer immense, vagues en perpétuel mouvement désordonné, rides gigantesques dans un paysage de rocaille : c'est le désert tel qu'on l'imagine, tel qu'on le souhaite. Ils sont rares les espaces occupés par l'homme, astres verdoyants, refuges enfouis dans des couleurs ocres ou rouges, perdus dans un infini de sable. L'immensité désertique laisse parfois place à une succession de palmeraies annonciatrices du Gourara et du Touat, parmi les plus riches régions sahariennes, suivies du Tanezrouft stérile.

    El Menia (El Goléa) à Timimoun 360kms : avec cette grande boucle du Sud-Ouest algérien, on aborde le désert tel que l'on peut l'imaginer : désert de pierres et de rocailles, désert de sable, mystérieux et sublime.

    Faire le plein de carburant et même le plein d'eau. Jusqu'à Timimoun, les stations d'essence sont rares. Prendre la direction d’Ouargla. C'est le plateau du Tademaït à perte de vue au milieu d'une interminable hamada pierreuse.

    Soixante kilomètres environ, un embranchement sur la droite vers Timimoun et l'on continuera de longer par le nord le plateau du Tademaït, jalonné de plusieurs puits d'eau potable.

    A l’embranchement vers el Homr, la route traverse une zone irriguée dans la dépression de M'Guiden dépendant d'un village agricole.

Timimoun (Chef-lieu de daïra)

  • Surnommée la reine du Gourara, elle est, sans doute, l'une des plus belles villes du Sahara, surnommée "Oasis Rouge ".

    La nature a habillé de son manteau ocre ce coin de désert pour mieux le parer aux fêtes nombreuses dans la localité. Mais, ce qui renforce, plus que tout, le mystère de Timimoun, ce sont tous ces noms aux consonances maritimes : Aguelman (lac), El Mers (le port), El Marsa (la rade), que la seule mémoire humaine ne peut relier au passé aquatique très lointain, du temps de l'ancien lac, il y a plusieurs siècles, dans cette dépression aux proportions égales à celles du lac Eéman.

    Sa palmeraie est l'une des plus belles du Sahara à cause de l'eau abondante qui y circule régulièrement. Equitablement répartie grâce aux foggaras (canaux souterrains) et aux séguias (canaux), elle entretient une végétation variée faite de palmiers produisant des dattes en abondance, de figuiers, de vignes, d'amandiers, de grenadiers, de cotonniers, de ricins... La population est d'origine composite (Haratine, les plus anciens occupants, noirs non négroïdes, Berbères Zénétes, Arabes Chamba et Chorfa). Le Zénète, langue berbère proche du kabyle, du Chaouia et du Mozabite, y est encore parlé. La grande caractéristique de la région demeure la propension à la fête, les marabouts étant nombreux et chacun ayant la sienne. Mais la grande, celle de Timimoun (et de toute la région) commence avec la fête du Mouloud, jour de la naissance du Prophète et se termine après six jours par le jour apothéose, le sbou’e, (le septième jour). Dans la musique lors de ces festivités, on observe un mélange de chants et d'instruments (Qarqabou, Baroud, Imzad) rappelant la diversité des origines.

Le Sbou’e

  • C'est entre autres le Sbou'e qui fait la réputation de Timimoun. Il s'agit d'une fête annuelle qui implique toutes les tribus de la région. Cette fête commence une semaine avant le Mouloud, anniversaire de la naissance du Prophète, et prend fin par une grande rencontre organisée en plein air. Des manifestations réunissent tous les soirs les hommes des villages (les femmes assistent également à cette manifestation). La célébration du Sbou'e est l'occasion pour Timimoun d'accueillir de nombreux touristes du nord.

Ahellil, chants sacrés de Timimoun

  • Dans les villages Zénétes, il n'est de fête qui ne soit marquée par le spectacle d'Ahellil, manifestation alliant musique poésie, chorégraphie. Les thèmes sont religieux: l'amour passion de Dieu, le culte des Saints. La cérémonie d'Ahellil dure jusqu'à l'aube.

Les « Ksour »

  • Les ksour sont ces édifices traditionnels propres au Sahara, forteresses dont le rôle était essentiel pour la survie de l'homme. Edifiés dans des positions stratégiques, souvent dans des zones retirées, ils sont livrés à eux-mêmes depuis qu'ils n'ont plus de fonction sociale ou militaire. Un projet pilote pour la restauration de ceux de la wilaya d'Adrar a été mis en place par le PNUD/ONU. Il concerne 294 ksour, dont la forteresse d'Aghlad, dont on dit qu'elle a été bâtie entre 2.000 à 3000 ans av.J.C, avec les mêmes matériaux qui ont servi à l'édification des pyramides.

Les « Zaouia »

  • Ces confréries traditionnelles, très développées au Maghreb, ont joué un grand rôle dans la préservation de l'unité communautaire. Activant dans le domaine éducatif religieux, juridique ou dans la santé, elles retrouvent aujourd'hui une certaine reconnaissance bienveillante des pouvoirs publics qui encouragent désormais leur développement. Il faut préciser que les Zaouia disposent d'un patrimoine de manuscrits très riche qui imposent aujourd'hui une préservation par les moyens modernes de conservation.
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