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Algérie
 
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Le Plateau de L’Assekrem

  • Situé à 80km au nord de Tamanrasset, il culmine à près de 3 000 mètres et conduit au cœur du massif de l'Atakor.

    Plateau aux formes étrangement expressives, l'Assekrem est parmi les plus beaux paysages du massif de l'Ahaggar qui offre des vues incomparables sur les pics et les aiguilles volcaniques du massif. Superbe vue panoramique sur les vastes plateaux de l'Atakor. En sa moitié orientale loge l'énorme culot volcanique d'Iharene (pic Laperrine), la source thermale de Tahabort et les cascades d'eau d'Imlaoulaouène (18km de Tamanrasset). Au pied de l'Ahounahamt, on y trouve un tombeau néolithique et des gravures rupestres réparties sur une dizaine de sites.

    La guelta d'Afilal, le mont Akar-Akar et l'ermitage du père de Foucauld sont autant d'escales importantes et des lieux à visiter absolument. Sur le versant occidental, se dresse le majestueux mont llamane (2760 m), et au nord on trouve le mont Tahat (2918 m), qui représente le sommet le plus élevé d'Algérie.

    Le plateau de l'Assekrem abrite l'ermitage de Charles de Foucauld, réaménagé en 1955, il est habité par "les petits frères " de Foucauld. Construit en 1910, l'ermitage abrite une chapelle élevée en pierres sèches, une chambre étroite contenant des livres, des manuels d'histoire, de géographie et d'ethnographie que Foucauld étudiait pendant sa retraite.

    Les nuits de l'Assekrem sont froides en été et les gelées nocturnes sont fréquentées en hiver.
    L'Assekrem offre le plus éblouissant coucher du soleil au monde. «Les circuits de la découverte : Plus de 250 km à l'est et 125 km à l'ouest : Oasis, Zeribas, foyers néolithiques,   rochers   granitiques, tombeaux ...

    Deux itinéraires, celui de l'est de Tamanrasset à Idelès par Tahifet et Tazrouk.
    Celui de l'ouest, par une descente abrupte du nord-ouest à Tamanrasset et Adriane en passant par les gorges d'Arak, Tesnou, Tit et Abalessa.

    Le premier parcours quitte Tamanrasset par une piste menant à Terhaouhaout (ex-fort Motilinski).
    Ce fort dont ne subsistent que des ruines, a été construit en 1910 par le Général Français Laperrine.

    De là, on gagne Tahifet, un petit village de zéribas (huttes) et centre de culture. A cet endroit, la piste devient plus escarpée pour se terminer par des lacets et des fortes pentes avant de rejoindre le col d'Azrou où l'on peut admirer les blocs de granité empilés les uns sur les autres et d'où l'ascension vers Tazrouk devient plus facile.

Une station météorologique à l'Assekrem

  • Depuis 1955, les petits frères de Jésus (souvent appelés « frères de Foucauld») relèvent chaque jour sur le plateau de l'Assekrem les données météorologiques qui permettent de situer le climat du Hoggar. Si les températures minima à Tamanrasset restent voisines de celles du reste du Sahara (moyenne mensuelle des minima à Ouargla comme à Tamanrasset : janvier 4 °C, décembre 6 °C), les maxima sont en revanche nettement moins élevés (moyenne mensuelle des maxima à Ouargla: juillet 43 °C ; à Tamanrasset : juillet 35 °C). En été, après la fournaise d'In-Salah, où le thermomètre grimpe souvent au-dessus des 50 °C, on apprécie beaucoup la fraîcheur du Hoggar. Pendant les mois d'hiver, de novembre à février, malgré les nuits glaciales, on jouit d'une température agréable, similaire à celle de juin ou septembre à Paris.

    Dans l'Atakor le climat est plus rude, les nuits sont froides et la neige fait parfois son apparition. Les gelées nocturnes sont fréquentes en hiver. Si la fourchette des écarts de température reste dans des limites acceptables, la sécheresse demeure le souci constant des habitants du Hoggar. Trop éloigné des fronts méditerranéens, ne recevant que des éclaboussures des moussons soudanaises, le « château d'eau » est tragiquement insuffisant pour alimenter les nappes phréatiques. On estime que la nappe, à Tamanrasset, est à son maximum lorsque le niveau annuel des pluies atteint 140 mm.

L’alimentation en eau de l’ermitage de l’Assekrem

  • A 80 km au Nord-Nord-Est de Tamanrasset, l’Assekrem est une sorte de plateau qui domine le massif volcanique de l’Atakor, à 2 735 m d’altitude. Au point le plus haut, le père Charles de Foucauld avait fait construire une petite maison carrée en pierres comportant une sobre petite chapelle et une petite chambre au bout d’un étroit couloir. Cet ermitage propice à la contemplation ne fut habité par le père que durant les cinq mois qui suivirent son édification en 1905. Aujourd’hui, trois Petits Frères de Jésus poursuivent son œuvre et vivent à l’Assekrem, en contrebas de l’ermitage, plus à l’abri du vent. Le lieu a été pourvu d’un ingénieux système d’alimentation en eau qui permet aux Frères de vivre en autonomie. C’est le doyen, Frère Edouard, qui nous en explique le principe.

    La pluviométrie dans la région de l’Atakor est aléatoire, aussi est-il nécessaire de faire des réserves. Sur 40 ans, la moyenne des précipitations (relevés tenus à jour par les Frères) est de 120 mm/an, ce qui fait de ce massif un vrai château d’eau. Mais en 2005, ce sont pas moins de 360 mm qui se sont abattus en des pluies violentes, et encore 25 mm en février 2006, alors qu’il n’a